J'aime bien qu'on me dise, ou quand on me dit, comme vous voudrez: "hey, j'suis machin de ton cours de truc", et que moi je réplique "Ah!?" Comme ouais, mais? Et que après on commence a me raconter leurs tas de conneries, ou pas. Et ce que j'aime encore plus c'est moi qui passe un coup de fil a H, "Hey, j'suis bagatelle, on est ensemble en cours de truc..", et là, direct, ça fait moins con que je suis "de ton cours".

Bref. Reveil inexistant, long moments dégustatifs des Ramones qui eux seuls ne me font pas trop mal a la tête. Dejeuner degeulasse. Je rentre chez moi, esperant a mort avoir reçu se courrier que j'attends tant. J'ouvre la connerie de porte, une lettre par terre.

...

DA-RTY! je gueule comme une malade. Je DECHIRE cette lettre de merde et n'y arrive plus trop, un moment. CARTE DE FIDELITE. Mon Dieu. Carte de fidelité. Pathétique.

Ensuite, ensuite. 14h30. Et Hop, une semaine de cours de foutue, ce n'est pas grave, je me ratrappe et suis a temps à mon C.M de quinze à dix-huit. Seize heures. Je meurs d'envie de trop de chose. De boire l'eau la plus fraiche du monde, de dormir dix heures de suite, me fumer une connerie, la boisson au chocolat du distributeur de la fac. je sais pas, rien que sortir. Seize heures quarante. A, qui d'habitude (enfin durant le cours) ne sert a rien d'autre que me demander "ce qu'il a dit" ou "ce qu'il a écrit" (et puis même c'est drôle quand tu réponds une connerie et qu'elle te croit) demande, a voix mi-hausse si l'on peut se prendre une pause. Oui. Je sors. Allume ma cigarette. Discute avec un je n'sais qui que j'ai du voir deux fois ou trois. Il dit des conneries, je m'en fous, fais des signes de la tête. Et là, elle arrive. La créature la plus belle du monde. Une longue et délicieuse bouffée pour destresser et. En fait je stresse même pas. Je l'aime juste. Elle vient me voir. Elle veut du feu, et me raconte un peu sa vie. Le mec s'éloigne avec un "ben a plus" en se sentant de plus. Elle parle. C'est magnifique. Sa voix grave et melodieuse. Ses cheveux. Ses petits tics. C'est indigne mais j'aimerai être elle. Une seconde, une journée ou je n'sais pas. Rien que pour savoir ce que ça fait, pour vraiment savoir qui elle, est. Pour savoir ce que moi, en elle, penserait de moi qui me sait attirée par elle.

Ca embellit ma journée. Rien que ça et je me prends mon eau fraiche, ma boisson et revais en cours, toujours aussi fatiguée mais souriante. Je pense. A l'autre, qui veut savoir "comment ça peut être, nous". Mais il n'y a pas de nous, mon chéri. Tandis que toi tu me proposes ton putain de billet pour te rejoindre (et que d'ailleurs jamais je n'accepterai. Pas que ça a foutre) moi je me demande c'est quoi ce nouveau délire, je me demande pourquoi tu ne te payerais pas une pute, ce n'est surement pas plus cher. Et puis c'est moins gros que moi, en general. Et surtout, ça n'a pas d'exigences musicales pendant l'acte. Je suis chiante. Tandis que toi tu me proposes ton putain de billet donc, moi je pense a connard. J'attends connard. Je veux connard. Je pleure connard qui est mort. Qui m'a tué. Ou pas. Mais connard c'est le temps d'une nuit de solitude. Connard après, je sais m'en passer. Mais il est beau, lui. PLUS BEAU QUE MON EMBELLISSEUSE DE JOURNEE.

Je me dégrade. Je devais me foutre un pansement sur ma blessure, lire un peu La nuit des rois, et le machin de huxley que je dois rendre bientôt. Me vernir les ongles. Traduire un peu tout ce qui a avoir avec l'autre connard, Marx. Aller chez Body minute ou une connerie du genre, puis en cours. Ce que je fit? Rien.

Ah. Les scoops donc. O*i FM, la superbe "Radio Rock", nous a concoté un super "concert privé ROCK", hier. Je vous dis. Les plasticsines, The Shades, Second Sex et Les Naast. Mon Dieu, magnifique. Je suis definitivement partisane de l'autre connerie (92.1, les parisiens) qui elle au moins, fait une emission assez drôle -il faut l'avouer- (je ne dis pas laquelle ^^) et ne découle d'une radio pas trop conne.

K.A, je t'aime presque. ChocÔ, tu me manques presque a mort.